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Israël-Gaza : la communauté internationale dans l'impasse face à l'escalade des violences

logo de leJDD leJDD 17/05/2021 14:08:25 Mathilde Durand
Dimanche, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une déclaration commune au sujet des tensions en Israël et à Gaza. La France soutient la médiation égyptienne en court pour tenter d'endiguer le regain de violence. © Reuters

Dimanche, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une déclaration commune au sujet des tensions en Israël et à Gaza. La France soutient la médiation égyptienne en court pour tenter d'endiguer le regain de violence.

Un bilan qui s'alourdit. Les violences se poursuivent au Proche-Orient. Dans la nuit de dimanche à lundi, de nouveaux bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont endommagé des centaines de bâtiments. Selon un bilan provisoire, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants. Des milliers de blessés sont à déplorer. Côté israélien, on dénombre dix morts, dont un enfant, et près de 300 blessés après des tirs de roquettes de groupes armés, dont le Hamas, depuis Gaza. Cette escalade de violences, largement condamnée, peine à être endiguée par la communauté internationale.

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Pas de déclaration commune à l'ONU. Après trois sessions d'urgence, dont une publique dimanche, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas réussi à se mettre d'accord sur un texte commun. Ce dernier devait déplorer les victimes civiles, appeler à la fin des hostilités et réaffirmer le projet d'une solution à deux Etats vivant côte à côte, Israël et la Palestine sur la base des résolutions de l'ONU, selon des sources diplomatiques à l'AFP. Mais d'après plusieurs diplomates, interrogés par l'agence de presse, les Etats-Unis ont bloqué toute tentative de déclaration conjointe. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a même regretté dimanche "l'obstruction" des Américains. La violence "a le potentiel de déclencher une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable et d'encourager davantage l'extrémisme", a pourtant alerté dimanche Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.


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En coulisses, l'étrange position des Etats-Unis. Si Joe Biden n'a pas pris réellement position depuis le début de l'escalade des violences au Proche-Orient, le président démocrate aurait néanmoins eu des entretiens séparés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président palestinien Mahmoud Abbas. Dimanche, le chef de diplomatie américain Anthony Blinken, a également consulté plusieurs chefs d'Etats régionaux pour faire cesser les violences. Il aurait notamment discuté avec les ministre des Affaires étrangères du Qatar et d'Egypte, le prince saoudien Fayçal ben Farhane puis le Français Jean-Yves Le Drian. Lundi, Washington a par ailleurs demandé à Israël de préciser "la justification" de la frappe contre les locaux d'Al-Jazeera et d'Associated Press, détruits samedi. 

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L'option de la médiation égyptienne. Face à ce regain de violences, la France soutient la médiation égyptienne en cours, qui inclut également la Jordanie et l'Allemagne. En marge d'une conférence internationale d'aide au Soudan, Emmanuel Macron doit par ailleurs recevoir lundi le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi sur le sujet. "Nous soutenons l'idée d'une médiation égyptienne parce que les Égyptiens comme les Jordaniens parlent à tout le monde dans la région", a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur RTL. Le Caire fait figure d'interlocuteur clé dans les tentatives de règlement du conflit israélo-palestinien par sa position géographique et politique locale (un traité de paix a été signé avec Israël). Selon plusieurs sources diplomatiques, l'ONU a également amorcé dès lundi une médiation avec l'aide du Qatar et de l'Egypte pour une désescalade.

Le Turc Erdogan donne de la voix. Défenseur de la cause palestinienne, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé l'offensive israélienne après avoir échangé avec le pape François lundi. "Cette barbarie menace également la sécurité régionale", a-t-il déclaré, en appelant la communauté internationale à "donner à Israël la leçon dissuasive qu'il mérite et de prendre des mesures concrètes dans ce sens". Et d'ajouter : "A moins que la communauté internationale punisse Israël, qui commet un crime contre l'humanité, avec des sanctions, les Palestiniens continueront à être massacrés". De son côté, le souverain pontife a alerté contre la "spirale de la mort et de destruction". 

lundi 17 mai 2021 17:08:25 Categories: leJDD

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