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Au Japon, la population de plus en plus opposée aux Jeux Olympiques

logo de leJDD leJDD 17/05/2021 10:17:33 Mathilde Durand
A dix semaines de l'ouverture des Jeux Olympiques (23 juillet au 8 août) et en plein regain épidémique, la population japonaise se montre de plus en plus réticente à l'idée d'accueillir l'évènement sportif.  © Reuters

A dix semaines de l'ouverture des Jeux Olympiques (23 juillet au 8 août) et en plein regain épidémique, la population japonaise se montre de plus en plus réticente à l'idée d'accueillir l'évènement sportif. 

A dix semaines de l'ouverture des Jeux Olympiques (23 juillet au 8 août) et en plein regain épidémique, la population japonaise se montre de plus en plus réticente à l'idée d'accueillir l'évènement sportif.

Une population opposée. Selon un sondage paru lundi, plus de 80% des Japonais seraient opposés à l'organisation des Jeux Olympiques, prévus du 23 juillet au 8 août prochain à Tokyo. L'enquête, réalisée par le quotidien Asahi sur 1.527 personnes par téléphone, révèle que 43% souhaitent l'annulation totale de l'évènement et 40% un nouveau report, en raison d'une nouvelle vague de l'épidémie de Covid-19, qui met sous pression le système de santé japonais. A contrario, la part des personnes favorables est passée de 28% à 14% seulement.

Sondages et alerte des soignants. Depuis plusieurs mois, des enquêtes d'opinion se succèdent au Japon, montrant une majorité de la population opposée à l'évènement sportif, déjà reporté l'année dernière en raison de la pandémie. Vendredi, une pétition demandant l'annulation des JO et comportant plus 350.000 signatures a été envoyée au CIO et CIP (Comité international paralympique). Les militants prévoient ensuite de soumettre le texte au gouvernement. Des professionnels de la santé ont également alerté les autorités : la semaine dernière, un syndicat de médecins hospitaliers japonais a estimé qu'il était "impossible de tenir des Jeux sûrs pendant la pandémie".

Etat d'urgence. Ce dernier sondage intervient alors que les autorités ont décidé vendredi d'élargir l'état d'urgence sanitaire à neuf régions du pays, contre six précédemment. C'est la troisième fois que ce dispositif est activé au Japon, permettant de prendre des mesures moins strictes qu'un confinement telles que des restrictions dans les commerces, restaurants et cinémas. Le pays connaît un regain de contaminations, avec un taux de reproduction du virus R0 qui s'élevait à 1,24 le 12 mai dernier et un système hospitalier sous pression. Il y a en moyenne 6.000 nouveaux cas confirmés par jour, mais le Japon teste peu, rappelle le site Our World in Data, contre 1.000 début mars. Le taux de positivité des tests reste plus élevé que la France : 7% contre 5% le 10 mai dernier. Parallèlement, la campagne de vaccination démarre lentement. Le 13 mai, le pays comptait 4,03 millions de primo-vaccinés, sur une population de plus de 126 millions d'habitants.

Objectif : rassurer. Face à cette défiance, les organisateurs des JO assurent que l'évènement se "tiendra en toute sécurité". Fin avril, lors d'une réunion avec le CIO et les autorités japonaises, de nouvelles mesures pour endiguer le risque de contamination ont été annoncées : les athlètes seront finalement testés tous les jours au lieu de tous les quatre jours. Et les enceintes sportives pourraient être vides : les organisateurs prendront une décision en juin sur la présence ou non de spectateurs locaux et les jauges mises en place. Les spectateurs étrangers étant déjà interdits, selon une annonce faite début mars.

Les athlètes en attente. Du côté des sportifs, l'incertitude domine. Le tennisman suisse Roger Federer a plaidé pour une "décision ferme" sur le maintien ou non de l'évènement. Deux grands champions japonais, la tenniswoman Naomi Osaka et le golfeur Hideki Matsuyama, ont tous les deux émis des doutes quant à l'opportunité d'organiser les Jeux à Tokyo. D'autres hésitent encore, à l'instar de Serena Williams ou Rafael Nadal. Selon l'AFP, la vaccination de la délégation française en partance pour les JO a débuté depuis le 26 avril dernier, mais entre les dernières épreuves de qualification et le rappel de la seconde dose, le calendrier est serré. Le vaccin n'est pas obligatoire pour les athlètes et les accompagnateurs, mais il est vivement conseillé par le CIO. D'autres pays ont également lancé la vaccination de leur délégation.

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