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La vaccination contre le covid19 se fait à l'aide d'une piqûre. Un souci pour certaines personnes qui ne supportent pas la vue, et encore moins l'usage d'une aiguille. On appelle cela la bélonéphobie. Elle toucherait près de 10% de la population.

Face aux seringues, aux aiguilles, aux piqûres, certains n'ont aucun n'était d'âme. "En venant me faire vacciner, je suis préparée, explique une dame interviewée pour notre JT. Je sais que je vais me faire piquer donc aucun stress."

Parfois, je peux m'évanouir. Souvent, je pleure.

D'autres ont quelques appréhensions comme cette jeune femme qui explique qu'elle a toujours eu un peu peur au moment de se faire piquer. Mais pour quelques-uns, comme Lou Janssens, c'est beaucoup plus compliqué. "Parfois, je peux m'évanouir. Souvent, je pleure. J'ai un comportement un peu irrationnel, incontrôlable. Je n'arrive pas vraiment à me maîtriser. C'est une vraie phobie. C'est quelque chose que je déteste. Tout mon corps devient raide, j'ai des spasmes de rejet."

La bélonéphobie

Cette phobie de ce qui pique, c'est la bélonéphobie. A ne pas confondre avec une simple peur. "La peur est quelque chose de raisonné, explique Geneviève Cool, responsable du secteur Psychologie - Cliniques universitaires Saint-Luc. Dans ce cas, on sait se rassurer et y faire face. Une phobie par contre, pourrait nous amener à éviter la situation, par exemple, ne pas aller se faire vacciner."

Regarder de l'autre côté et respirer

Comment surmonter ce blocage ? Idéalement, en prenant le temps d'en parler avec un professionnel pour essayer de comprendre. Mais souvent, le temps presse. "Ces patients-là, nous essayons de les rassurer, répond Laetitia De Clercq, infirmière référente des prélèvements, CHU Saint-Pierre. On leur dit de ne pas regarder leur bras et de regarder de l'autre côté. On essaye de les distraire, de leur parler, de les rassurer. Aussi, on essaye avec la respiration. AU moment où on va piquer, on va leur dire de bien respirer et de souffler et en général, ça se passe assez bien."


??? Lire aussi : Coronavirus : la Wallonie détaille son planning et ses 54 centres de vaccinations pour les prochains mois


Face au vaccin covid, Lou compte en tout cas se faire un peu violence. "Si je peux revoir mes amis et revenir à une vie normale, je le ferai oui. Je ne me pose même pas la question." Ce qui est sûr, c'est que si la jeune fille avait travaillé chez un fabricant de vaccin, elle aurait plutôt poussé pour une version buvable.
 

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14. tammikuuta 2021 22:16:41 Categories: - info - dossier - epidemie-de-coronavirus RTBF

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